[série]
Ruines du Monde
« Superposition de temporalité »
Ruines anciennes, paysages contemporains
Inscrite dans son territoire, chaque ruine ancienne demeure intégrée à une géographie vivante. Elle devient alors une œuvre contemporaine, pleinement inscrite dans le paysage actuel. La cohabitation entre pierre antique, brique, terre crue, enduits, végétation et contexte local révèle les multiples strates de l’évolution : ce que les lieux ont traversé, ce que nos civilisations sont devenues et la manière dont nous percevons aujourd’hui notre héritage historique. La ruine reflète aussi nos pratiques présentes : préserver, effacer, valoriser, reconstruire ou laisser disparaître.
Des ruines méditerranéennes aux territoires d’Asie
Cette série accompagne mes pérégrinations à travers les ruines méditerranéennes du Liban, de la Grèce et de la Turquie, puis vers d’autres territoires d’Europe, du Proche-Orient et d’Asie. Certaines, envahies par la nature, renouent avec une esthétique romantique ; d’autres, intégrées à des parcours muséographiques, apparaissent dans un cadre pensé pour la visite, que la photographie permet parfois de dépasser. S’y ajoutent des architectures religieuses, civiles ou industrielles, antiques ou plus récentes, parfois même conçues comme de fausses ruines.La matière face au temps
Leur matière détermine leur manière de traverser le temps : la pierre et la brique subsistent, la terre s’érode, le bois disparaît souvent, tandis que la végétation fragilise, soutient ou recompose les vestiges. Toutes témoignent d’une même superposition de temporalités.Aide
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