[FAQ]
Questions fréquentes
Démarche photographique
Mon travail s’intéresse principalement à l’architecture, aux territoires et aux lieux marqués par le temps. Je photographie aussi bien des bâtiments abandonnés que des architectures encore en usage, des paysages, des lieux de culte ou des territoires observés depuis le ciel.
L’approche esthétique et parfois poétique de mes images ne cherche pas à éloigner le sujet de sa réalité. Elle constitue au contraire une manière d’y revenir : attirer d’abord le regard par une lumière, une composition ou une situation parfois improbable, puis laisser apparaître l’histoire du lieu, ses usages, ses transformations et le territoire dans lequel il s’inscrit.
La dimension documentaire est donc essentielle à mon travail. Elle passe par la recherche, les cartes, les archives, les informations recueillies sur le terrain, les légendes et les textes qui accompagnent les photographies. Certains lieux sont suivis pendant plusieurs années et photographiés à différentes étapes de leur transformation.
Je cherche ainsi à faire dialoguer une approche sensible de l’image avec une attention au réel : utiliser parfois l’étrangeté ou la beauté d’un lieu pour conduire vers ce qu’il raconte réellement.
Elles occupent une place importante. Une photographie peut être le point de départ d’une recherche sur l’histoire d’un bâtiment, ses usages successifs, son territoire ou les transformations qu’il a connues.
Cette documentation peut commencer avant la prise de vue, avec des cartes, des archives ou des recherches historiques, puis se poursuivre après le voyage. J’essaie aujourd’hui d’apporter davantage de contexte aux photographies présentées sur mon site, à travers les titres, les légendes et les descriptions, afin de laisser entrevoir l’histoire d’un lieu et les raisons pour lesquelles il m’a intéressé. Lorsque certaines images donnent lieu à une publication, une exposition ou un projet plus développé, ce travail éditorial peut devenir beaucoup plus approfondi.
Je ne cherche cependant pas à transformer systématiquement chaque image en illustration documentaire. L’esthétique, la lumière ou parfois l’aspect improbable d’un lieu sont aussi des moyens d’attirer le regard et d’ouvrir une porte vers son histoire et sa réalité.
Le blog me permet également de publier des séries plus directement documentaires, lorsque le sujet nécessite de dépasser l’image seule : croiser plusieurs photographies, restituer une chronologie, montrer une transformation ou rassembler des éléments qui permettent de mieux comprendre un lieu et ce qui s’y est joué.
La ruine m’intéresse plus comme espace de transformation qu’en étant un symbole de destruction. Lorsqu’un bâtiment perd sa fonction initiale, son architecture et les traces de ses usages deviennent parfois plus visibles.
Photographier ces lieux permet d’en conserver une trace, mais aussi de questionner notre rapport autemps, à la mémoire et au patrimoine.
Une partie de mes photographies a été réalisée dans des lieux abandonnés que l’on associe aujourd’hui à l’urbex, mais mon travail ne se limite pas à l’exploration urbaine.
Je m’intéresse avant tout à l’architecture, à l’histoire des lieux et aux territoires dans lesquels ils s’inscrivent. Un bâtiment peut devenir le point de départ d’une recherche menant vers une histoire industrielle, un paysage, une population ou parfois un autre pays.
Un lieu conserve des traces de ceux qui l’ont construit, habité ou utilisé : son architecture, ses transformations, ses objets, ses usages successifs ou simplement les marques laissées par le temps.
La photographie permet d’en conserver une partie avant qu’elle ne change ou disparaisse. C’est cette relation entre mémoire, transformation et transmission qui traverse une grande partie de mon travail.
Le Genius Loci, ou « esprit du lieu », désigne ce qui donne à un endroit son caractère singulier. Cela peut provenir de son bâti, de son histoire, de sa lumière et de son environnement, mais également des usages, des coutumes et des savoir-faire qui y subsistent.
Cette notion correspond à ma manière de travailler : essayer de comprendre ce qui rend un lieu particulier, mais aussi le lien qu’il entretient avec son environnement immédiat. Cette approche se retrouve également dans mes commandes d’auteur.
Ils sont essentiels. Une grande partie de mon travail naît du déplacement, de la recherche et de l’expérience du terrain.
Voyager, suivre une piste, se perdre, dormir parfois dehors ou au plus près des territoires photographiés, et travailler à des heures inhabituelles permettent de rencontrer des situations espérées, mais souvent hors du commun.
J’aime particulièrement ces moments où le réel semble soudain se rapprocher de l’imaginaire, tout enrestant parfaitement réel.
Les deux dimensions sont liées.
Mes photographies documentent des architectures, des paysages et parfois des lieux appelés à disparaître, mais elles ne cherchent pas à constituer un relevé exhaustif.
Le cadrage, la lumière, le moment choisi et la construction de l’image participent également à une interprétation personnelle du lieu.
Je m’intéresse principalement à la relation entre l’espace, l’architecture et les traces humaines.
L’absence de personnages permet parfois de regarder autrement un lieu et laisse au spectateur davantage de liberté pour se projeter dans l’image.
Cela ne signifie pas que ces espaces soient sans histoire humaine, ni que mes photographies ne soient pas liées aux rencontres faites sur place. Certains projets peuvent d’ailleurs placer l’humain beaucoup plus directement au centre du travail.
Mon travail s’est d’abord beaucoup construit autour de l’architecture et des lieux abandonnés. Avec le temps et les voyages, mon regard s’est progressivement élargi au territoire qui les entoure.
L’utilisation du drone a notamment permis de prolonger cette recherche en observant depuis le ciel des paysages, des traces humaines, des infrastructures ou des formes naturelles.
Le point commun reste cependant le même : photographier le réel, même lorsqu’il peut sembler énigmatique ou presque imaginaire.
Oui. Mon travail repose sur des lieux, des architectures et des paysages réellement rencontrés et photographiés sur le terrain.
Cette relation au réel est essentielle à ma démarche : une image peut parfois sembler difficile à situer ou presque irréelle, mais elle trouve toujours son origine dans un lieu existant.
Recherche, terrain et processus photographique
Les découvertes viennent de sources très différentes : cartes, recherches historiques, archives,documentation locale, rencontres ou simple observation du territoire.
Une première recherche en entraîne souvent une autre. Il m’arrive ainsi de retourner plusieurs fois dansun même territoire, parfois à plusieurs années d’intervalle, notamment lorsqu’il traverse une période detransformation importante.
Le travail réalisé à Tbilissi s’est par exemple construit au fil de plusieurs voyages et de l’évolution rapide de la ville.
La préparation est importante, mais une partie du travail repose également sur l’imprévu et sur ce qui apparaît une fois sur place.
De plus en plus souvent, notamment lorsque la localisation participe à la compréhension de la photographie et de son histoire.
Les titres et légendes présents sur le site donnent déjà une première série d’informations sur les lieux, leur contexte ou leur fonction. Je m’efforce d’y transmettre un début de documentation permettant de mieux comprendre ce que l’on regarde.
Le titre affiché sur le site peut parfois être volontairement descriptif afin d’apporter cette information. Il ne correspond donc pas nécessairement au titre définitif utilisé pour un tirage ou une oeuvre exposée.
Oui. Certaines recherches commencent justement par une proposition, une rencontre ou la découverte d’un territoire que je ne connaissais pas encore.
Je réalise également des commandes d’auteur et des projets photographiques construits autour d’un lieu, d’une architecture, d’une entreprise ou d’un territoire.
Oui, le drone n’est pas uniquement utilisé pour obtenir une vue spectaculaire. Il permet surtout de révéler des structures et des perspectives difficiles à percevoir depuis le sol : organisation d’un territoire, traces d’une activité industrielle, interventions humaines ou formes géologiques.
Le traitement numérique fait partie de mon processus photographique, mais j’ai choisi d’en limiter volontairement l’usage aux possibilités de développement d’un fichier RAW — que l’on peut comparer, par analogie, au négatif d’une photographie numérique. Je travaille ainsi l’exposition, la colorimétrie, les contrastes et les différents réglages liés à la prise de vue, sans chercher à transformer la nature de ce qui a été photographié.
Je ne remplace pas une partie d’une image par des éléments provenant d’une autre photographie et je n’utilise pas l’intelligence artificielle générative pour ajouter, supprimer ou fabriquer des éléments dans mes images.
Les lieux, paysages et architectures représentés proviennent donc de la prise de vue et de l’expérience du terrain. Ce choix de rester dans le champ du réel est devenu encore plus important dans mon travail à une époque où il est désormais très facile de produire ou de modifier artificiellement une apparence de réalité.
Ainsi, lorsqu’une photographie montre des rayons de lumière, un éclairage nocturne, des étoiles ou tout autre phénomène lumineux, rien n’a été ajouté après coup : ces éléments étaient présents au moment de la prise de vue et le travail nécessaire pour les obtenir a été réalisé sur le terrain, au moment de photographier.
Lire « La photographie comme témoignage à l’ère des images générées par intelligence artificielle »
Tirages, formats et visualisation
En règle générale, oui. La grande majorité des photographies visibles sur le site peuvent faire l’objet d’un tirage sur demande, même lorsqu’elles ne figurent pas directement dans la sélection d’œuvres proposée à la vente.
Il est également possible de me demander une photographie découverte ailleurs, par exemple sur mon compte Instagram, dans une publication ou lors d’une exposition. Sa disponibilité pourra alors être vérifiée au cas par cas.
Certaines photographies peuvent toutefois être temporairement ou durablement indisponibles lorsqu’elles sont soumises à un contrat d’exclusivité. Il peut arriver qu’une œuvre concernée soit encore visible sur le site avant la mise à jour de son statut.
En cas de doute sur une photographie précise, il suffit de me contacter pour vérifier sa disponibilité.
Oui. Chaque tirage d’art est accompagné d’un certificat d’authenticité comportant un numéro unique permettant d’identifier précisément l’oeuvre et le tirage.
Ce certificat permet notamment de distinguer un tirage d’art authentifié d’une reproduction non certifiée.
Oui. Le site propose un visualiseur accessible librement pour les photographies disponibles à la vente.
Il permet d’importer une photographie de son propre intérieur, d’y placer une oeuvre et de tester différents formats afin de mieux comprendre leurs proportions et leur échelle.
L’outil n’impose aucun parcours d’achat : un projet peut être créé et exporté sans obligation de me l’envoyer ou de passer commande.
Je souhaitais avant tout offrir un moyen simple de se rendre compte qu’une photographie de petit format peut parfaitement fonctionner dans un espace intime, sur une étagère ou un petit mur, alors que la même dimension pourrait devenir presque invisible sur un très grand mur.
Le visualiseur permet également de créer des compositions associant plusieurs photographies.
Le format dépend autant de l’oeuvre que de l’espace qui va l’accueillir.
La taille du mur, la distance de vision, le mobilier environnant et la présence éventuelle d’autres oeuvres peuvent modifier complètement la perception d’un même tirage.
Le visualiseur permet de comparer directement plusieurs dimensions dans son propre intérieur. Il dispose également d’un outil de calibration permettant de restituer les dimensions aussi fidèlement que possible et de se rapprocher du rendu spatial final.
Je peux également conseiller un format lorsqu’un projet nécessite un regard supplémentaire.
Le tarif de base correspond déjà à une impression sur papier Fine Art, choisie pour sa qualité de rendu et sa pérennité.
Une impression sur un papier photographique plus simple peut éventuellement être envisagée afin de réduire légèrement le coût, mais ce n’est généralement pas la solution que je recommande pour un tirage destiné à être conservé comme oeuvre.
Selon les projets et les formats, différentes présentations peuvent ensuite être étudiées : tirage papier seul, contrecollage, plexiglas ou encadrement.
Oui.
En Europe, la plupart des formats et présentations peuvent être envisagés en fonction des possibilités du transporteur. Pour les grandes dimensions, l’envoi du tirage papier roulé dans un tube de protection professionnel reste souvent la solution la plus simple et la plus sûre.
Les expéditions hors d’Europe sont également possibles dans la mesure où les contraintes douanières et les transporteurs le permettent. Pour limiter les risques et les coûts de transport, elles sont généralement réalisées sous forme de tirage papier roulé, sans cadre ni contrecollage.
Les modalités précises sont étudiées en fonction de l’oeuvre, du format et du pays de destination.
Oui. Pour une oeuvre de grande dimension ou un projet particulier, je peux conseiller le format, le papier, le support et le type de présentation en fonction de la photographie et de l’espace auquel elle est destinée.
Dans la limite de mes disponibilités, j’essaie de conserver cet accompagnement jusqu’à la présentation finale de l’oeuvre.
L’installation elle-même n’est généralement pas comprise, mais lorsque la proximité ou les circonstances rendent ma présence possible, il m’arrive également d’accompagner cette dernière étape.
Pour moi, cela reste une continuité de la transmission de l’oeuvre : une photographie née dans un territoire finit par trouver une nouvelle place, parfois très loin de celui-ci, dans l’espace et la vie d’uncollectionneur.
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